And it’s showtime !! / We love this game !!

La NBA a posé ses quartiers à Paris pour un match de la saison régulière qui a opposé ce jeudi 19 janvier, l’équipe des Chicago Bulls à celle des Detroit Pistons. Retour sur ce moment unique du sport en France. 

Dans le cadre des NBA Global Games et de l’Europe Live Tour, la fédération américaine de basket-ball a défini Paris comme son étape de choix.

C’est la 6e fois que la NBA choisit Paris pour les Global Games contre 16 fois en Grande-Bretagne…mais on le sait tous maintenant, la Grande-Bretagne, ce n’est pas vraiment l’Europe 😉

C’est une décision stratégique avant tout : la France représente le plus gros marché européen en termes de ventes de maillots et produits dérivés. Un statut qui a, de facto, permis à Paris d’accueillir un Flagship Store NBA situé en plein milieu du Quartier Latin depuis le 23 juillet 2022.

Mais on peut aussi parler du trafic généré sur les réseaux sociaux avec Youtube ou Instagram sur lesquels la franchise, là encore, fait ses meilleurs perf en France.

Evidemment, cela génère une réelle industrie au niveau local : les partenariats signés et les licences sont pléthoriques et éclectiques. On va du sport pur avec des marques comme Tarmak de Décathlon, aux jeux en ligne avec Parions Sport de la Française des Jeux mais tous les autres intervenants sur ce marché comme Betclic ou PMU.

Sans parler des jeux vidéo avec NBA 2K23 et la PS5 qui s’arrachent, mais cela n’est pas propre au marché français.

Il faut dire que c’est une histoire d’amour en symbiose : la France aime le basket parce que la NBA aime nos joueurs.

L’équation est simple, notre nation est la troisième en termes de représentativité, par le nombre de joueurs dans la draft avec 9 joueurs. Devant nous, l’Australie avec 10 joueurs et le Canada en 1ère position, avec 22 joueurs. Sachant que le total de la draft peut atteindre 450 joueurs environ.

Et nous n’oublions pas non plus une magnifique médaille d’argent aux derniers Jeux Olympiques avec une finale épique contre la sélection américaine.

 Pour preuve de cet engouement, le phénomène Victor Wembanyama qui défraye la chronique et affole les médias outre-atlantique depuis plusieurs semaines maintenant. Le jeune joueur de 19 ans et 2m21 (!!!) des Mets 92 a totalement bluffé les 200 représentants de la NBA dont des scouts (recruteurs), présents lors du match de démonstration des Mets 92 contre G League Ignite avec des stats incroyables (3 points / 11 rebonds / 4 passes décisives / 4 contres). Mais il a surtout fait preuve d’une agilité et d’une facilité de déplacement incroyables, balayant ainsi les Tweets moqueurs qui chambraient sur sa taille.

Déjà annoncé comme future numéro 1 de la prochaine draft, la NBA a décidé de saisir cette occasion et ainsi travailler la personnalité et le profil de cet athlète hors norme en diffusant, depuis le 27 octobre 2022, tous les matchs de l’équipe de Levallois-Perret, offrant ainsi une vitrine incroyable pour le basket français.

Cette année, l’affiche proposée par la NBA à l’ACCOR Arena a un parfum de la fin des années 80/90. Elle rappelle, pour les nostalgiques, les grandes heures des playoffs où les Bad Boys de Détroit menés par un Isaiah Thomas à son apogée affrontaient les Bulls avec un certain Michael Jordan dont les ailes commençaient tout juste à se déployer et montrait l’envergure de son talent, de façon un peu trop expansive à leur goût.

Les Pistons, connus pour la rugosité de leur jeu, avaient même instauré les “Jordan Rules” afin de cibler uniquement le N°23. Le but final était l’accès au playoffs à tout prix et remporter les demi-finales de conférence Est, et ce, à n’importe quel prix !!

Cette saison, l’affiche perd de sa superbe, non pas parce que MJ n’est pas là…même si, on avoue que cela aurait bien changé la donne, mais parce que les Pistons sont 15e et derniers et et les Bulls sont à la 10ème place de la conférence Est, ce qui ne leur offre pas une place aux playoffs.

Toutefois, le match se jouera à guichets fermés. Et les chiffres reflètent bien cet engouement massif des fans de basket en France : les quelques 14 700 places se sont arrachées en moins de 30 minutes avec des prix allant de 80 à 815€ et cela pouvait monter jusqu’à 1 875€ pour les places courtside (le long du terrain).

Crédits photos : NBAE / GETTY IMAGES

Les réseaux sociaux ont d’ailleurs pris un malin plaisir en se moquant des prix exorbitants qui permettent presque de s’offrir un aller/retour aux USA et un billet pour un match.

Mais, ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir évoluer des joueurs comme Killian Hayes, le jeune français, 7e pick de la draft, en tant que meneur des Pistons, ou encore Zach Lavine, DeMar DeRozan ou encore Marvin Bagley.

Pour George Aivazoglou, Vice-President Head of Fan Engagement & DTC, Europe & Middle East, le choix des pays hôtes répond à des critères précis en matière de passion, de vision du basket, d’infrastructure mais aussi de reconnaissance et d’accueil des joueurs. Ces derniers étant facilités par la présence de figures locales, telles Tony Parker chez nous qui a ouvert la voie pour les basketteurs français. Il est d’ailleurs sur la liste pour entrer au Hall of Fame lors de la prochaine cérémonie, représentant l’hommage ultime pour tout joueur de basket.

Crédits photos : NBAE / GETTY IMAGES

Adam Silver, le commissionnaire de la NBA (en photo ci-dessus), lors de la conférence de presse avant-match, a même admis s’être longtemps entretenu avec le Président Macron sur le sport en France, le basket et bien évidemment Paris 2024.

Dans les projets évoqués avec le Président français, la vision d’un plan de collaboration entre la NBA et la LNB (Ligue Nationale de Basket) pour le développement du basket en Afrique.

La mise en place de programmes pour le développement du basket auprès des jeunes, qui reste dans le top 3 des sports les plus pratiqués par ces derniers, en France, aujourd’hui.

Aivazoglou est plus que satisfait des engagements faits en France, les chiffres du Flagship Store dépassent leurs prévisions et le NBA Game fait s’envoler les ventes.

Et il nous a confié être impatient de voir ce que cela donnera en termes de merchandising lorsque Victor Wembanyama sera drafté la saison prochaine. De ses propres termes, il serait étonnant que Victor ne soit pas le choix N°1 dans la prochaine sélection NBA 2023 et il est d’emblé promis à un avenir prometteur.

Preuve encore de cette passion pour le basket, c’est la première année aussi que la NBA active autant de partenariats : pas moins de 17 accords ont été signés pour l’événement parisien. Certains comme Tissot, Gatorade, Deezer ou FDJ possèdent des animations placés pendant les pauses du match et sont bien évidemment présents à la NBA House avec des stands pour des jeux et quizz autour du basket et de la NBA.

En attendant les JO de Paris 2024 et dans l’espoir d’accueillir, une nouvelle fois, l’étape du NBA Global Game.

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