Comment le skipper Nico d’Estais et une marque comme Ibis s’associent pour Café Joyeux

Vendredi 17 juillet 2026, direction Marseille et sa rade iconique où l’été bat son plein. C’est justement en plein cœur du Vieux-Port que nous attend le skipper Nicolas d’Estais, parrain de « Café Joyeux », qui fait alors escale à Marseille.

Après avoir été consultant en stratégie d’entreprise, Nico d’Estais a viré de bord et a décidé de se consacrer à la course au large. Avec son bateau qui possède une sacrée histoire, il porte aujourd’hui un projet sportif engagé et solidaire aux couleurs de Café Joyeux. Après un déjeuner au Café Joyeux situé place du Général de Gaulle (Marseille, 1er arrondissement), c’est durant une sortie en mer de 2 heures dans la rade marseillaise que nous avons embarqué avec Nico d’Estais afin d’en savoir davantage sur son aventure vertueuse avec Café Joyeux, ses partenaires comme Ibis et son objectif Vendée Globe.

Bruno Cammalleri : comment s’articulent les relations entre vous, Ibis et Café Joyeux ?

Nico d’Estais : il s’agit vraiment d’un projet tricéphal. J’ai mon bateau de courses qui porte les couleurs de Café Joyeux et qui se trouve financé par tout un groupe de partenaires privés. Ce projet n’existerait pas sans l’aide financière des partenaires, dont Ibis. Ce projet n’aurait pas la même saveur s’il ne portait pas les couleurs de Café Joyeux. Je viens faire la promotion des cafés Joyeux avec mon bateau de courses, en étant financé par ce groupe de partenaires.

Cette approche est à la fois novatrice et courageuse de la part des sponsors comme Ibis, car la plupart des sponsors qui financent les bateaux vont préférer mettre le bateau à leurs couleurs. C’est un peu comme si le sponsor maillot de l’OM ne mettait pas son logo sur le maillot de l’OM ! Je suis l’un des seuls bateaux où le bateau ne porte pas les couleurs de ceux qui le financent. C’est in fine un partenariat de valeurs entre les sponsors et Café Joyeux. C’est une collaboration qui montre qu’ils partagent la même vision de la société, celle d’un monde plus inclusif. Chez Ibis, l’inclusion est une valeur très importante, de même que chez nos autres partenaires.

L’approche est authentique dans le sens où le groupe Accor et les hôtels Ibis sont déjà soutiens de Café Joyeux, même en dehors du bateau. Accor est un client majeur de la marque de cafés Café Joyeux : ils servent ce café dans beaucoup d’hôtels Ibis. Cela aide énormément les cafés Joyeux car l’ensemble des bénéfices sur la marque de café finance l’embauche des équipiers Joyeux dans ces cafés-restaurants. Au final, le bateau est juste là pour illustrer le soutient déjà existant.

Bruno Cammalleri : vous sentez-vous partie prenante d’un mouvement actuel du sponsoring qui cherche pleinement à construire du sens autour de valeurs communes ?

Nico d’Estais : nous ne sommes pas là pour raconter une histoire. Nous sommes là pour réellement avoir un impact pour Café Joyeux. Je suis très touché que des partenaires comme Ibis, et d’autres, décident de financer cette aventure car les retours pour eux sont moindres que s’ils avaient mis le bateau à leurs couleurs. Mon job est de faire des courses au large mais c’est aussi de montrer qu’il existe un vrai impact pour Café Joyeux, car s’il n’y a pas d’impact à la fin, le partenariat ne sera pas reconduit. On m’attend aussi au tournant pour que le bateau serve véritablement Café Joyeux et puisse avoir un réel impact sur le business de Café Joyeux. Tout le monde connaît Ibis en France, mais tout le monde ne connaît pas encore Café Joyeux. Le bateau servira plus Café Joyeux car il y a plus à gagner pour Café Joyeux que pour Ibis. Je suis donc très content de faire la promotion de Café Joyeux et je suis très content de dire que c’est grâce à Ibis que nous pouvons le faire.

Bruno Cammalleri : où et comment cette aventure a t-elle démarré ?

Nico d’Estais : depuis que j’ai 6 ans, j’ai toujours rêvé de faire ce métier et de participer au Vendée Globe ! Il y a 4 ans, au moment où j’ai changé de vie, je trouvais ça un peu creux de juste dire « je plaque tout pour réaliser mon rêve à moi », je voulais mettre cette démarche au service de quelque chose.

A l’époque il y a avait un Café Joyeux sur les Champs-Elysées à 300 mètres de mon bureau, et il y avait déjà eu un bateau Café Joyeux avant moi. Un jour, j’ai poussé la porte de ce Café Joyeux en leur proposant de prendre la suite. Très tôt, ils m’ont dit qu’ils seraient ravis que je mette un bateau à leurs couleurs car la voile est dans leur ADN, mais ils m’ont aussi dit qu’ils ne me donneraient pas un seul euro.

A moi d’aller trouver les partenaires qui financent le projet. Le deal est depuis resté le même et le bateau a grandi : d’un Class40 qui était un bateau de 12 mètres avec lequel j’ai participé à la Route du Rhum en 2022, le projet a grandi et le bateau aussi. Nous avons un IMOCA, on va faire le tour du monde et nous sommes une équipe de 8 personnes. Si le projet a bien grandi, l’ADN reste identique.

Bruno Cammalleri : dans quel timing s’inscrit ce projet ?

Nico d’Estais : le point d’orgue du projet reste le Vendée Globe, dont le départ est prévu le 12 novembre 2028. C’est mon objectif depuis que je suis tout petit. D’ici-là nous avons un certain nombre d’échéances intermédiaires, dont la Route du Rhum cette année le 1er novembre. Ce sont in fine des campagnes de 4 ans, et je peux compter sur le soutien de mes partenaires dont Ibis jusqu’au Vendée Globe, et ça c’est précieux.

Bruno Cammalleri : mis à part Ibis, quels sont vos autres partenaires ?

Nico d’Estais : on a aussi Nestlé qui reste un grand soutien de Café Joyeux. Il existe des capsules Nespresso brandées Café Joyeux, et il y a une édition limitée de la Ricoré Joyeuse. Nestlé est le deuxième grand partenaire du projet avec Ibis. Ensuite, nous avons 6 autres entreprises qui sont Castorama, Fibus, Azaléo, Daphni, B2P et HPF. C’est vraiment grâce à ces 8 partenaires que le projet existe.

Bruno Cammalleri : pourquoi Marseille a-t-elle une place particulière dans ce projet ?

Nico d’Estais : chaque Café Joyeux a son parrain. A titre personnel, je suis le parrain du Café de Joyeux de Marseille. J’ai pas mal de chances car les autres parrains sont plutôt des stars ! Le parrain du Café Joyeux de Lisbonne est le président de la République portugaise. J’avais promis que j’amènerais le bateau à Marseille, ce qui est désormais chose faite, car c’est le seul Café Joyeux  en France où il y a la mer.

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