Sportsmarketing en immersion à Londres avec DS pour sa dernière en Formula E

Vendredi 14 août 2026, nous arrivons à l’Excel London et son tracé indoor/outdoor situé dans l’est de la capitale britannique pour la grande finale de la saison 12 du championnat du monde de Formula E. Durant trois jours, le quartier des Docklands s’apprête, comme nous, à vibrer pour ce week-end décisif de double-manche qui s’avère être le dernier de la monoplace actuelle, la GEN3, mais aussi le dernier pour la marque DS engagée en Formule E depuis 2015 soit 11 saisons et un total de 154 courses.

Lors d’un week-end de « double header », soit une double manche sur un même circuit, tout s’enchaîne très vite. Le vendredi est réservé au « track walk », aux activités de media day ainsi qu’à une première séance d’essais libres généralement organisée à 16h. La première course se déroule le samedi, après une séance d’essais libres et une séance de qualifications. La même logique se répète le dimanche pour la course 2.

Une question se pose alors juste avant les courses : dans une Formule E souvent imprédictible, la qualification est-elle si importante quand des pilotes parfois qualifiés hors du top 10 parviennent à s’imposer ? « Oui, tout de même, mais cela dépend des circuits, et puis la préparation dans le simulateur compte aussi beaucoup » nous répond Bertrand Soulier, ingénieur responsable des systèmes de course de l’écurie DS Penske qui insiste sur le fait que les dépassements sont difficiles sur le tracé étroit de l’Excel London.

Le rythme était là tout le week-end pour le pilote britannique Taylor Barnard avec un 4ème temps lors des essais libres vendredi et samedi matin confirmé par une 5ème place lors de la première course samedi après-midi. Après avoir réussi à sortir de la phase de groupes en qualifications dimanche matin, Taylor Barnard parti 6ème s’est méthodiquement hissé à la 3ème place dès le 7ème tour. Derrière lui, la lutte était âpre entre les pilotes Jaguar et Porsche qui se disputaient le titre des Teams tandis que Pascal Wehrlein fut finalement titré. Après une parfaite gestion de son énergie, c’est dans les ultimes tours de la course que le pilote DS a lancé son assaut sur les deux Mahindra pour s’offrir son tout premier succès en carrière. Difficile de vivre une meilleure sortie pour DS. L’éclatante victoire de dimanche obtenue chez lui par le le natif de Norwich aura enflammé le stand DS permettant à la marque premium tricolore de conclure son histoire en FE sur la plus haute marche du podium.

Avec ses couleurs aussi iconiques que premium, les titres obtenus avec le français Jean-Eric Vergne et le portugais Antonio Felix da Costa, le passage de pilotes de référence comme Sam Bird, André Lotterer ou Stoffel Vandoorne, des associations avec Virgin, Techeetah puis Penske, DS Automobiles a marqué la Formule E de son empreinte.

Après 11 années d’engagement au plus haut niveau, face à certains des plus grands constructeurs mondiaux, la marque française quitte la discipline avec le palmarès le plus prolifique de la série : deux doubles titres, 19 victoires, 56 podiums, 26 pole positions et 2 030 points marqués. Le chiffre qui résume probablement le mieux cette aventure, soulignant une régularité au plus niveau, est celui d’un record de sept podiums au championnat des équipes. En outre, DS Automobiles a contribué cette année à la troisième place de Stellantis au classement des constructeurs.

Bastien Schupp, Directeur Marketing et Communication DS Automobiles : « Ce week-end à Londres est évidemment un moment important pour nous car nous quittons ce très beau championnat. Comme annoncé en mars dernier, nous allons ouvrir un nouveau chapitre et faire évoluer notre stratégie sportive et technologique vers le SailGP et le golf afin d’explorer de nouvelles pistes de développement pour les futures générations de modèles de la marque (…) D’un point de vue des résultats, nous aurions aimé avoir de meilleurs résultats sur les deux dernières saisons, particulièrement cette saison 12 qui aura été très difficile. Mais nous avons battu des grands noms et de grands constructeurs allemands comme Mercedes et Porsche (…) Lorsque je suis arrivé en 2020, j’avais pour ma première course accompagné Antonio Felix da Costa qui avait gagné à Marrakech juste avant la crise covid, il m’a dit après la course que je lui avais porté chance ! Nous pensons que nous avons atteint nos objectifs sportifs et en matière d’innovation du côté de la Formule E, c’est la raison pour laquelle nous quittons ce championnat après 11 années, beaucoup de succès et après avoir dépassé la barre des 2000 points. Nous avons beaucoup appris sur cette technologie. »

Photos : DPPI

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