Le championnat du monde 2018 de Formule 1 en 18 chiffres

Nouveau logo, nouvel habillage, nouveaux horaires, lancement de sa propre plateforme de streaming, arrivée du halo, la F1 fait sa mue en 2018. En ce début de saison et à l’heure du Grand Prix de Monaco, voici les 18 faits et chiffres à retenir pour ce championnat 2018.

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En 2018, 1266 tours seront parcourus en courses le dimanche, dont 78 à Monaco. A titre d’exemple il sera bon de noter que l’Autriche, le Mexique et le Brésil comptent chacun 71 boucles ; la Russie, l’Italie et le Japon 53. Ces 1266 tours de courses représentent 6400 kilomètres, la distance la plus longue revenant au Grand Prix de France (310.6 kilomètres) et la plus faible à Monaco et ses 260.2 kilomètres même si son tracé implique une plus faible vitesse moyenne et une durée d’épreuve tout aussi longue que les autres.

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Pierre Gasly (Toro Rosso), Esteban Ocon (Force India) et Romain Grosjean (Haas) sont les trois représentants français sur la grille de départ en 2018. La France est donc la nation la plus représentée en Formule 1 avec également 3 directeurs d’écuries (Cyril Abiteboul chez Renault, Frédéric Vasseur chez Sauber et Eric Boullier chez McLaren), des ingénieurs de talents renommés (Pierre Waché, Laurent Mekies, Julien Simon-Chautemps, Rémi Taffin…) et le retour de son Grand Prix au calendrier. 2018 devrait donc être une saison de F1 très made in France, ce qui fait écho à son histoire importante en sport automobile. La ‘next gen’ pousse aussi avec 5 frenchies en GP3 : Anthoine Hubert, Giuliano Alesi, Gabriel Aubry, Julien Falchero et Dorian Boccolacci ! L’Allemagne, l’Espagne et la Finlande suivent avec chacun deux pilotes (Vettel-Hulkenberg ; Alonso-Sainz ; Raikkonen-Bottas). Si l’on ajoute l’Angleterre, l’Australie, le Mexique, les Pays-Bas, le Danemark, la Belgique, la Suède, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Russie et Monaco, on a en tout 15 pays qui sont représentés cette saison par les 20 pilotes de ce cru 2018.

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Dimanche 24 juin 2018 est bien évidemment une date à cocher dans son agenda : celle du Grand Prix de France, 8ème manche de cette saison 2018 à l’heure du premier week-end de l’été. Une date idéale qui donne ainsi à la région Provence Alpes Côte d’Azur la possibilité de démarrer sa saison estivale plus tôt. Et ce sera le cas pour les cinq prochaines années. 10 ans après sa dernière édition à Magny-Cours, la France fait son retour au calendrier de la F1 dans le sublime cadre du circuit Paul Ricard. Au bon souvenir de la première édition du Grand Prix de France organisée au Castellet où les trois frenchies s’appelaient alors Jean-Pierre Beltoise, Henri Pescarolo et François Cevert. Et comment ne pas se rappeler des 5 victoires de Prost, de la victoire de René Arnoux en 1982, sans oublier les débuts tonitruants de Jean Alesi en 1989. Les 22, 23 et 24 juin 2018 le circuit du Castellet accueillera un programme particulièrement riche avec, outre la F1, la F2, le GP3, la Porsche Supercup, un plateau historique de sport-prototypes et Grand Tourisme avec la nouvelle compétition « Masters Endurance Le Mans Series ». Sans oublier les nombreuses activations et concerts prévus. Pour préparer l’événement, le site provençal s’est refait une beauté : le tracé a été resurfacé et certains virages ont été modifiés pour favoriser les dépassements.

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Les nouveaux horaires de la F1 riment avec 10. Pour les courses en Europe (l’Espagne, Monaco, l’Autriche, l’Allemagne, la Hongrie, la Belgique et l’Italie), il s’agit d’un décalage d’1h10 avec un départ donné à 15h10. Exit le sacro-saint départ de 14h. Ce report d’1h10 devrait permettre de coller avec un horaire plus favorable à la télévision, dans le but de toucher une audience TV plus importante. Le décalage de 10 minutes supplémentaires a été choisi car « certains diffuseurs prenaient l’antenne précisément à l’heure pile, et pouvaient manquer l’émotion qui caractérise les minutes précédant le départ » explique la FIA. Le Grand Prix de France partira lui à 16h10, afin d’éviter un clash avec le match Angleterre-Panama de la Coupe du Monde.

4

4 minutes pour un nouveau thème particulièrement intense et réussi. En 2018 la F1 s’offre un rebranding complet pour mieux coller aux usages des réseaux sociaux : Liberty Media propose une nouvelle identité pour la Formule 1 et impose sa rupture par rapport aux années Ecclestone.

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La saison 2018 est la saison numéro 1 du russe Sergey Sirotkin et du monégasque Charles Leclerc qui sont les seuls vrais rookies, puisque, même si Pierre Gasly et Brendon Hartley disputent leur première saison complète, ils ont déjà disputé des courses en 2017.

1bis

En 2018, Valtteri Bottas sera-t-il numéro 1 bis chez Mercedes ou sera-t-il numéro 2 de Lewis Hamilton ? Outre le duel pour le titre Hamilton/Vettel et outre la bataille à 3 Mercedes/Ferrari/Red Bull, la question sera déterminante cette saison vu que le contrat du finlandais ne vas pas (pour le moment) au-delà de fin 2018. Ses performances seront analysées de très près car nombreux sont ceux qui lorgnent sur son baquet pour les saisons suivantes. Alors Bottas, qui reste sur une saison mitigée en 2017 avec 3 victoires mais qui a terminé à 58 points d’Hamilton, tiendrait-il la clé du prochain mercato ? La question vaut également pour son compatriote Kimi Raikkonen qui a été battu par ses coéquipiers Alonso et Vettel ces 4 dernières saisons chez Ferrari.

10

Cette saison marque le 10ème anniversaire de la présence de Force India en Formule 1. Née sur les cendres de Spyker, ex Jordan puis Midland, Force India avait été rachetée par Vijay Mallya à l’aube de la saison 2008 avec Adrian Sutil et Giancarlo Fisichella comme pilotes titulaires. Après la pole réalisée par l’italien en 2009 et 5 podiums, l’écurie indienne s’est installée en 2016 et 2017 comme la 4ème force du plateau. On suivra en 2018 la suite du duel haletant entre Sergio Perez et Esteban Ocon.

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Le retour en F1 du polonais Robert Kubica, nouveau pilote de réserve et de développement de l’écurie Williams, se fera par 3 séances libres du vendredi matin : à Barcelone déjà, puis à Spielberg, et lors d’une troisième séance. Si Williams a titularisé le russe Sergey Sirotkin pour épauler Lance Stroll, les roulages de Robert Kubica (vainqueur de Grand Prix, au Canada en 2008) seront, à n’en pas douter, scrutées par les observateurs.

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Après le succès rencontré à Londres en juillet 2017, l’opération « F1 Live » revient en force en 2018 dans 4 villes : à Shanghaï, Miami, Rio de Janeiro…  ainsi qu’à Marseille à la veille du Grand Prix de France ! Pour rappel, le « F1 Live » est une parade, réalisée dans le cœur de ville, de tous les pilotes ou presque au volant de monoplaces récentes ou anciennes. Ce type de show marque le début de l’ère Liberty Media axée sur le rapprochement vers les fans et le divertissement. Pour Chase Carey, le patron du Formula One Group : « Sans avoir la prétention de réinventer les Grand Prix, nous voulons faire de la F1 un spectacle à destination des fans plutôt qu’une formule à destination des écuries ». Sean Bratches, chargé des opérations commerciales de la F1 déclare : « Impliquer les fans et lever le rideau d’exclusivité qui entoure la discipline, leur permettre d’en entendre les sons, d’en sentir la vitesse, c’est ce que nous essayons d’accomplir à de nombreux niveaux. Nous voulons créer une atmosphère de festival dans des villes et à proximité des Grand Prix ».

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Autre initiative de Liberty Media qui va dans le sens d’un rapprochement vers les fans, déjà présente en 2017 et qui continue en 2018, l’interview des trois premiers de la qualification à proximité de la ligne d’arrivée. Et donc face au public de la tribune principale qui peut percevoir toute la tension des pilotes après l’intense superpole.

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On se souvient du changement de règlementation technique de 2017 qui proposait des monoplaces plus agressives aux ailerons plus ramassés et plus larges, ainsi que des pneus eux aussi plus larges. Avec donc des F1 plus lourdes. Si 2018 s’inscrit dans la continuité de ce règlement, nos yeux sont bien sur rivés sur le halo. La FIA a ajouté 7 kilos supplémentaires au poids limite des monoplaces, portant cette limite à 734 kg, pour laisser de la marge dans l’ajout du Halo. Ce système de protection frontale du cockpit qui doit éviter que le pilote ne soit touché à la tête par des débris ne fait clairement pas l’unanimité avec des avis partagés : Si le directeur de l’écurie Mercedes Toto Wolff « scierait volontiers » le Halo, Fernando Alonso est « certain que tout le monde va s’y habituer et qu’étant donné qu’il s’agit d’une protection de la tête pour les pilotes, il ne devrait pas y avoir de débat dessus ». Après plusieurs prototypes et essais, et après l’échec du shield (bouclier-pare brise transparent dont le test ne s’était pas avéré concluant) les réserves concernant l’esthétisme du halo n’auront pas fait le poids face à l’argument d’autorité que constitue la sécurité des pilotes, cheval de bataille de la FIA et du GPDA.

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On se souvient de la démonstration de Lewis Hamilton avec Usain Bolt comme passager à bord de la Mercedes AMG GT-R lors du Grand Prix des Etats-Unis 2017. 9 Grand Prix ont été retenus pour accueillir les « Pirelli Hot Laps » cette année. Nouveau programme mis en place par Liberty Media et Pirelli, les « Pirelli Hot Laps » sont des tours de circuit en Supercars emmenés par les pilotes F1 avec des fans ou des célébrités comme passagers. McLaren et Aston Martin mettront à disposition plusieurs supercars et Pirelli fournira les pneumatiques. Les pilotes : Daniel Ricciardo et Max Verstappen sur les Aston Martin (sponsor titre de Red Bull), Mika Häkkinen, Fernando Alonso, Stoffel Vandoorne et Lando Norris sur les supercars McLaren. Les nouveaux actionnaires de la F1 veulent plus de « show » et de « show biz » à l’image de ce Grand Prix des Etats Unis 2017 où l’on aura vu Usain Bolt, Bill Clinton, Justin Timberlake et Stevie Wonder. Rien que ça.

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21 courses avec McLaren-Renault en F1 et 5 en WEC avec Toyota Gazoo Racing, Fernando Alonso est aligné sur 26 épreuves en 2018 ! Le but de ce programme plus que chargé pour l’espagnol ? Faire un pas de plus vers la Triple Couronne en remportant les 24 Heures du Mans, après son double succès au Grand Prix de Monaco (2006 et 2007). Le poids et le rayonnement du champion espagnol sont tels dans le sport automobile que le WEC a avancé d’une semaine les 6 Heures de Fuji, (date avancée du 21 au 14 octobre). L’objectif est d’éviter un conflit de date avec le Grand Prix des États-Unis de F1, permettant ainsi à Fernando Alonso de participer à l’épreuve avec Toyota. Véritable attraction à chacune de ses immersions dans une nouvelle discipline où il doit à chaque fois se remettre en question, le Taureau des Asturies décloisonne les univers avec panache. Rafraichissant.

1

Une 1ère fois pour la F1 ! La Formule 1 lance F1 TV Pro, sa nouvelle plateforme payante pour suivre les courses en streaming. Tous les essais, les qualifications et les courses sont retransmis en direct, avec des conférences de presse et des interviews avant et après chaque course. Outre la F1, les courses de Formule 2, GP3, Porsche Supercup ainsi que des archives de la F1 sont également diffusées sur cette plateforme OTT. Géré par le groupe indien Tata Communications, cette plateforme novatrice sera d’abord présente seulement sur PC, puis des applications TV et mobiles seront crées. Bon à savoir : le contenu ne sera jamais interrompu par des pauses publicitaires. Une véritable expérience enrichie dont le but est d’améliorer l’audience et l’attractivité du spectacle. Plus de contenus donc, plus d’exposition pour la F1 et plus de spectacle pour créer plus de demande. La F1 est lancée dans la bataille de la com’ pour atteindre plus d’audience et toucher toutes les cibles potentielles : les fans qui sont là depuis longtemps, les personnes d’âge moyen et les millennials. Gare à n’oublier aucun public en route.

5.4

Avec près de 5.4 millions de fans sur Twitter (plus de 6 millions sur Instagram), Lewis Hamilton reste certes loin des 41 millions de LeBron James ou de Roger Federer qui en a lui plus de 12 millions. Son mode de vie très people et son palmarès éloquent contribuent à cette performance social-media qui lui permet de nettement devancer ses camarades de route en F1. Fernando Alonso, son ‘poursuivant’ dans ce classement digital n’ayant ‘que’ 2.5 millions de followers sur Twitter (2 millions sur Instagram).

4

Si le Groupe Canal+ garde l’intégralité de ses droits de diffusion de la F1 pour la période 2018-2020, TF1 diffusera en clair quatre Grands Prix et pas des moindres : Monaco, la France, la Belgique et l’Italie. Les commentaires seront assurés par Adrien Paviot et Jean Eric Vergne. Cette annonce marque le retour en France, même partiel, de la F1 en clair : seule exception depuis fin 2012, le Grand Prix de Monaco 2017 co-diffusé sur Canal+ et en clair sur C8. Cette double retransmission a le mérite d’offrir davantage de visibilité à la discipline reine des sports mécaniques.

1.4

Bonne nouvelle, les audiences de la Formule 1 enregistrent en 2017 une hausse de 6,2 % par rapport à l’année précédente pour une audience télévisée cumulée s’élevant à 1,4 milliard de téléspectateurs. Une croissance qui s’applique aussi aux réseaux sociaux, un chantier de première importance pour Liberty Media : de mars 2017 à mars 2018, le compte Twitter de la F1 est passé de 2.6 millions de followers à 3.5, le compte Facebook est quant à lui passé de 3 millions de fans à près de 4. L’audience des Grands Prix augmente aussi sur les circuits : une hausse de 8% par rapport à 2016 est observée, avec une moyenne de 203.570 spectateurs par week-end, contre 182.900 en 2016.

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