Pourquoi BOOST et Grant Alexander s’allient pour recruter les dirigeants du sport en Suisse

Les dirigeants de BOOST et de Grant Alexander Suisse, partenaires pour le recrutement des dirigeants du sport en Suisse

Genève, Lausanne, Nyon, Zurich : aucun pays ne concentre autant d’instances du sport mondial. Spécialisé dans le recrutement de cadres pour le sport, le cabinet BOOST en tire les conséquences. Il s’allie à Grant Alexander Suisse pour recruter les dirigeants du sport en Suisse. Derrière l’annonce, une réalité de marché : là-bas, recruter un dirigeant obéit à des règles qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

Une offre commune dans les trois régions linguistiques

Annoncée le 5 novembre à Genève, l’alliance prend le nom de « BOOST x Grant Alexander ». D’un côté, BOOST est un cabinet européen de chasse de têtes et de coaching dédié au sport et à l’outdoor. D’anciens cadres du sport business l’ont fondé. Il revendique plus de 250 recrutements menés, dont plusieurs pour des fédérations internationales installées en Suisse. De l’autre, Grant Alexander Suisse est la filiale helvétique d’un groupe de conseil en ressources humaines. Ce groupe est actif depuis plus de 35 ans, tous secteurs confondus.

Concrètement, chacun apporte ce qui manque à l’autre. BOOST met sur la table ses consultants spécialisés et son réseau de candidats à l’échelle européenne. Grant Alexander, lui, apporte quatre bureaux, à Genève, Lausanne, Fribourg et Zurich. Il ajoute aussi quatre métiers : chasse de têtes, management de transition, conseil en leadership et création de valeur. Le bureau de Zurich, ouvert en décembre 2025, couvre en outre la Suisse alémanique et italophone. Ainsi, fédérations, clubs et marques n’ont plus qu’un seul interlocuteur pour leurs recrutements de direction.

Pourquoi les dirigeants du sport en Suisse se recrutent à part

La logique tient d’abord à la géographie du sport mondial. À eux seuls, Lausanne et le canton de Vaud accueillent une soixantaine de fédérations et d’organisations sportives internationales. Le chiffre vient de la Ville de Lausanne. Le Comité international olympique y siège depuis 1915. L’UEFA est installée à Nyon, la FIFA à Zurich.

Or, ces organisations recrutent dans le monde entier. Pourtant, elles restent soumises au droit du travail suisse et à une gouvernance propre. Elles composent aussi avec plusieurs langues nationales. Peu de cabinets maîtrisent les deux versants à la fois : le sport d’un côté, le marché suisse de l’autre. C’est précisément ce manque que l’alliance veut combler.

Quel profil ces organisations recherchent-elles ? Pour Paul-Edmond Bétremieux, codirigeant de BOOST, la réponse est claire :  « Les organisations sportives basées en Suisse recherchent avant tout des parcours riches, souvent internationaux, et des expertises solides lorsqu’elles recrutent leurs managers ou leurs dirigeants. Comme ce sont souvent des structures multiculturelles, les candidats les plus performants sont ceux qui comprennent à la fois l’enjeu sportif et la singularité d’une organisation internationale dans un cadre suisse. C’est avec cette ouverture au marché du sport en Europe et cette très bonne connaissance du modèle suisse que notre association prend tout son sens. »

Un écosystème qui dépasse les fédérations

Les équipes de BOOST et de Grant Alexander Suisse réunies pour le lancement de leur alliance
Les équipes de BOOST et de Grant Alexander Suisse. Crédit : Stax Sports.

Ensuite, le marché ne se limite pas aux instances. La Suisse abrite aussi des marques très engagées dans le sport. Rolex, fidèle partenaire du tennis, en est un exemple. On, la marque de running zurichoise, en est un autre : elle a convaincu Kylian Mbappé en lui ouvrant son capital. Autour d’elles, agences et ayants droit forment un tissu dense, qui recrute lui aussi ses cadres.

Pour Romain Buob, directeur général de Grant Alexander Suisse, le sport a en effet ses propres codes. Il a aussi ses propres parcours et sa propre gouvernance. Ses clients veulent donc des consultants qui parlent la langue de leur secteur, et pas seulement celle du recrutement. Pour BOOST, l’alliance étend surtout sa couverture à la Suisse romande comme alémanique.

A Lire Aussi 

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire